- Non... refusa Sarah. Je ne regarderai pas cette glace!
- Oh que si! insista Rachelle. Il faut, un jour ou l'autre, affronter son passé. Et non le renier.
- Je ne le renie pas...
- Non c'est vrai, tu le mets en liste d'attente avant d'y faire face! répliqua Rachelle.
- Et alors? Cela ne concerne que moi! s'écria la jeune emo.
D'un bond, Sarah bouscula Rachelle qui tomba au sol. Elle se dirigea vers la cage de Thia, et tira sur le cadenas.
- C'est verrouillé! grogna la jeune fille.
- La clé, trouve la clé! dit Thia.
- Mais où est-elle? s'impatienta Sarah.
- Sur la table de chevet, là-bas, il y a un bouquin! dit-elle en pointant du doigt le manuscrit.
Sarah se mit à courir vers le livre. Mais brusquement, Rachelle se releva et l'agrippa.
- Touche pas à ce livre!
!- Sinon quoi, tu vas me jeter un sortilège? dit Sarah en la frappant dans le ventre.
Elle prit le bouquin et feuilleta les pages à une vitesse fulgurante.
- Là! dit vivement Sarah. Alors la clé se trouve... Quoi? Mais c'est mon pendentif qui est là! C'est mon collier qui y est illustré!
- Qu... Quoi..? Qu'es... Qu'est-ce que... Ton collier vient f... Vient faire là-dedans? dit Rachelle en se relevant tout en serrant son ventre, à bout de souffle.
- C'est le collier que m'a donné ma mère, quatre jours avant son accident de voiture... dit Sarah en retirant son pendentif.
- Ah... Eh bien, désolé de devoir te le prendre! s'écria Rachelle tout en lui arrachant des mains.
- Rends-moi ça. Tout de suite. dit Sarah.
- Crois-tu vraiment que je vais te le donner? Tu peux toujours courir! dit Rachelle tout en riant.
Rachelle regarda la clé, l'examina même, et par la suite, elle s'adressa à Sarah :
- Si tu la veux, tu dois faire tout ce que je te demande.
- Oh ça non, je ne tomberai pas dans le panneau, je ne suis pas si naïve! rétorqua Sarah.
- D'accord alors, dans ce cas! dit-elle.
En empoigna les cheveux de Sarah tout en tirant. Sarah se mit à crier de douleur. Rachelle lui asséna un coup de pied derrière son genoux.
- À GENOUX! cria-t-elle.
Sarah remarqua immédiatement que Rachelle avait fait en sorte que celle-ci soit à genoux face au miroir.
- Et maintenant, regarde bien attentivement...
- NON! Laisse-moi tranquille! dit Sarah en tentant de se libérer de son emprise.
Sans le vouloir, Sarah regarda une fraction de seconde le miroir, et elle y revécu tout son passé, tout ce qu'elle avait tant voulu oublier. Tout à coup, une étrange mixture semblable à de la glue de couleur noire se mit à sortir du miroir et à envelopper Sarah. Celle-ci se mit à crier et à se débattre, en vain. Elle entendait des voix, LA voix de cet homme qui l'avait mutilé et blessé. Sarah lança ce cris. CE cris. Celui où l'on peut percevoir la mort, la souffrance, la pitié, la douleur.
Et puis, tout noir.
Sarah se réveilla, dans sa chambre. Elle avait assez souffert pour ne pas y croire. Cependant, elle ne ressentait aucune joie, aucun bonheur, rien quoi. Elle se sentait mélancolique, prisonnière de son passé; elle étouffait. Elle ressentait un immense poids sur elle. Sarah avait le goût de vomir, le goût de mourir. Cette dernière avait la terrible sensation de manquer d'air, que son coeur allait exploser. C'était atroce. Elle voulait mourir pour que ça cesse. Soudain, une voix vint à son esprit :
- Il faut, un jour ou l'autre, affronter son passé. Et non le renier...
- Je ne le renie pas...
- Non c'est vrai, tu le mets en liste d'attente avant d'y faire face!
Elle se mit à trembler, la pièce tournait, tournait, tournait. Sarah avait mal à la tête, elle tourna la tête face au miroir de sa chambre, elle le voyait. L'homme...
- Toi tu ne le regrettes pas, tu le fuis. Tu fuis la vérité comme si ce serait la peste.
- Tout le monde regrette un jour de son passé, Sarah.
Dépassée par tout ça, Sarah se dirigea vers la salle de bain et claqua la porte...
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II------------------------------NEWS PAPER---------------------_--------
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II---------Sarah Ulrich, âgée de 14 ans, se serait suicidé,------
II-------------dans la matinée de mercredi cette semaine.-------
II---------Elle s'aurait coupé la veine dans la salle de bain-----
II----------------dans sa demeure. Aucune explication ni---------
II-----------------------hypothèse ne fut élaborée.--------------------
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II--détails à la page 12-----------------------------------------------------
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